Le mensonge peut être divisé en deux catégorie: les mensonges blancs et les mensonges noirs. Un mensonge noir est délibéré: nous savons que ce que nous disons est faux. Mais lorsqu’il s’agit d’un mensonge blanc, ce que nous disons n’est pas faux en soi, mais tait une bonne partie de la vérité. Ce dernier n’ est pas moins mensonger ni plus excusable. Il peut être tout aussi destructeur qu’un mensonge noir. En fait, parce qu’il peut paraître moins répréhensible, le mensonge blanc est plus courant, et parce qu’il est plus difficile à détecter et à confronter, il est aussi souvent beaucoup plus pernicieux que le mensonge noir. Ce qui peut entraver notre quête de liberté, nos progrès thérapeutique par un sentiment d’avoir vraiment menti.

Le mensonge blanc est considéré socialement acceptable sous prétexte que nous ne voulons pas faire de mal aux autres. Pourtant, nos relations sociales nous semblent, en général, superficielles.

Que des parents nourrissent leurs enfants à la bouillie de mensonges blancs peut être jugé acceptable. Taire la vérité et n’être pas vraiment ouvert sont justifiés par le désir de protéger les enfants d’inquiétudes inutiles. Mais les enfants savent bien que les parents fument de la marijuana, que les grands-parents ne sont pas très bien vu, que papa perd de l’argent et que maman est nerveuse et que leurs parents se sont disputés hier soir. Le résultat n’est pas une protection mais une carence. Les enfants sont privés de la connaissance qu’ils auraient pu acquérir sur l’argent, la maladie, la drogue, le sexe, le mariage, leurs parents et les gens en général.

Ils sont aussi privés de la sécurité qu’ils pourraient ressentir si on parlait plus ouvertement de ces sujets. Et, enfin ils sont privés de modèles d’ouverture et d’honnêteté, et on leur donne, à la place, des modèles de semi-honnêteté, d’ouverture partielle et de courage limité.

Pour certains parents, le désir de protéger leurs enfants est motivé par l’amour véritable mais mal orienté. Pour d’autres, ce même désir sert plutôt de couverture et de validation pour éviter d’être critiqués par leurs enfants et pour garder leur autorité sur eux….

(extrait du livre: Le chemin le moins fréquenté )

Superposé à mon éducation, qui selon moi a été teinté de multiples protections , j’essaie de grandir auprès de ma fille lui offrant la possibilité de s’épanouir avec ses propres couleurs ,en tant qu’être de lumière ce qui m’aide à vivre mon authenticité.

La Sorcière Bien-Aimée